Vers une sortie honorable…
vendredi 3 juin 2005
La réforme de la sécurité sociale est une nécessité qui n’est contestée par personne. D’ailleurs les idées générales de coordination qu’elle contient sont bonnes et sont approuvées par les Médecins Référents que nous sommes.
- La déclinaison conventionnelle de la loi de réforme aboutit à des effets pervers immédiats et grossiers que nous avons soulignés par ailleurs.
- Depuis 7 ans qu’ils existent, les médecins référents ont démontré que les objectifs ambitieux de la Réforme sont possibles car dans l’OMR :
Navigation rapide
- les généralistes se sentent à l’aise
- les patients sont satisfaits
- les performances sanitaires sont accrues
- le coût est compensé largement par les économies générées et les emplois créés ( cf stat 40 )
- et les jeunes souhaitent majoritairement exercer de cette manière valorisante (ce qui au passage favoriserait une bonne répartition des médecins généralistes, sur le territoire.)
Avec les moyens actuels, imposer et généraliser cette option est sûrement prématuré.
En cela, nous rejoignons les signataires conventionnels qui ont conçu une premiere version de la coordination.
Tout responsable professionnel ou politique sait que la version conventionnelle actuelle ne peut engendrer les économies (pourtant souhaitables) annoncées. Mais elle a cependant le mérite d’habituer les assurés sociaux à un parcours de santé fléché.
Notre pays a ses vieilles habitudes et pour être efficace, il faut être lentement progressif.
En supprimant l’OMR (alors que la loi ne le suggère pas), les partenaires conventionnels se privent d’un modèle éprouvé qui satisfait tous ses acteurs.
Toutes les contraintes imposées par la loi (et plus encore), les médecins référents les ont acceptées librement il y a 10 ans car elles s’inscrivaient dans une démarche de qualité,de promotion de la médecine générale.. Volontairement, leurs patients les ont suivis et le manque de succès apparent de cette option n’est que la conséquence des tracasseries administratives et financières qu’ont subit les médecins référents, du peu de promotion de cette option par la CPAM et par les mutuelles contrairement à la promotion actuelle du MT
Cela ne reflète absolument pas le désir d’une profession d’y adhérer (et en particulier celui des jeunes).
NOUS AVONS UN DESIR D’APAISEMENT ET D’EFFICACITE ET NOUS NOUS TOURNONS VERS L’AVENIR.
« A la condition bien sûr, que les volontés de coordination, d’économies d’amélioration de la prévention et des performances sanitaires soient réelles », et à cette condition seulement. Les parties signataires feraient une grossière erreur en supprimant purement et simplement l’OMR, comme il en est question actuellement.
En effet :
OMR et médecins traitants peuvent parfaitement cohabiter.
Actuellement, les médecins référents sont devenus des experts de la coordination, du maniement de l’informatique, de la synthèse des dossiers et de leur transmissibilité, bref de tout ce que la loi prévoit pour tous les médecins traitants.
D’ailleurs, l’expérience de la lenteur lors de la mise en place de la simple carte vitale prouve que ce n’est pas demain que les médecins traitants seront opérationnels pour leur mission. Cependant, les médecins référents eux, le sont déjà.
C’est pourquoi, avec le réalisme nécessaire, les médecins référents proposent et réclament :
- le maintien des médecins référents qui ont déjà opté.
- l’ouverture de cette option aux jeunes qui l’appellent de leurs vœux (toujours sur la base du double volontariat)
- l’engagement des partenaires conventionnels pour de vraies études statistiques sur les « patientèles » des médecins référents comparées à un panel de médecins traitants
Nous prétendons pouvoir démontrer (en x ans) que l’OMR est le modèle d’exercice performant, dont notre pays a besoin.
Pour cela, la convention actuelle peut rester en vigueur, seule la partie concernant l’OMR est à modifier légèrement de la manière suivante :
Article xxx
Conscient que l’OMR a ouvert la voie de la coordination et de la synthèse des soins.
Conscient que sa généralisation actuelle n’est pas possible, ni techniquement, ni financièrement.
Conscient que la cohabitation médecins traitants et médecins référents ne perturbe en rien le fonctionnement de l’assurance maladie.
Les partenaires conventionnels décident :
- du maintien de l’OMR dans le dispositif de l’assurance maladie.
- que ce maintien sera réservé aux médecins ayant déjà l’expérience de l’OMR et aux jeunes installés de moins de 3 ans (ces médecins pourront continuer à proposer l’OMR à leur « patientèle » sur la base du volontariat).
- que l’OMR devra être régulièrement évaluée sur les critères suivants (YYY )en comparaison à un panel représentatif de médecins traitants.
- que ces évaluations menées pendant la durée de la présente convention, seront la base d’une convergence éventuelle médecins traitants/médecins référents lors des discussions de la prochaine convention.
Le 12 mai 2005
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> Vers une sortie honorable…3 juin 2005dommage qu’i ne soit pas imprimable j’aurai pu l’utiliser !qui peut faire queleque chose car en plus c’est desagreable de lire en colonne amitiés catherine durazzi
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vers une sortie honorable12 juin 2005
’imprim’la ? cé bon.
non parce que quand c’est un bon site comme ca, on s’y retrouve bien ca permet d’aller bouffer a la cantine a l’heure
remarque, comme l’autre site des medref est en calme plat, question surveillance c’est cool : ils foutent rien !
Par contre, j’ai du mal à localiser l’"agitateur glamour" ces derniers temps ; si vous pouviez me fournir des tuyaux, ca nous arrangerait avec Simone. Roger
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