Celle ci devait initialement être signée avant le 15 novembre 2005 et une ébauche l’a été en Février 2007, faisant état d’indemnisation forfaitaire et dégressive pour 2007, 2008 et 2009, devant être versée dernier délai au 31 décembre de chacune de ces années.
A l’origine, l’affaire avait été portée au Tribunal Administratif, nos avocats ayant jugé que le litige relevait de l’application et de l’interprétation d’un texte national réglementant la profession, et non d’une question strictement de sécurité sociale en matière de versements. Le TA s’est jugé incompétent et a renvoyé l’affaire au TAS, qui devait juger en référé, mais vu le temps qui passait, l’a jugé sur le fond.
J’y ai appris, de la bouche de l’avocat de la CPAM que non seulement nous ne nous contentions pas de l’indemnisation qui réglait, dans la grande magnanimité de la caisse, au 31 décembre 2007 le manque à gagner pour 2006 et qu’en plus nous avions "multiplié les procédures" , et eu le culot de réclamer des intérêts pour retard de paiement depuis la mise en demeure, traitant notre plainte, en gros, de machination syndicale, pour des médecins qui veulent "gratter encore un peu plus" (sic)…
J’ai appris également avec inquiétude que le logiciel qui devait servir à calculer notre indemnisation n’était pas encore édité (notons que l’avenant est néanmoins sorti en Avril 2007, ce qui laisse pantois quant à la lourdeur de la machine administrative), et que nous aurions pu avoir la décence d’attendre cette indemnisation avant de réclamer quoi que ce soit.
L’indemnisation, nous savons de quoi elle devra relever [1], (dans le cas où les caisses n’auront pas fait disparaître les traces de nos patients à l’OMR).
J’aimerais bien qu’on se mette de temps en temps à la place des médecins référents qui ont vu leurs revenu amputés jusqu’à 16000 € voire plus en 2006, du double en 2007, parce qu’un jour depuis 1998 ils se sont engagés à être des médecins traitant avant l’heure (avec des engagements supplémentaires, particulièrement en matière de limitation d’activité) et que tout à coup on a décidé que tout cela se ferait sans financement hors ALD.
J’apprends par ci par là de médecins référents, proches amis, qu’ils décrochent partiellement ou complètement de la médecine générale, sans qu’ils en fassent une déclaration tonitruante à la presse tellement c’est un crève-coeur pour eux de déserter ce métier qu’ils ont tant aimé mais qui ne le leur rend plus : plus de moyens, investissement personnel à perte, obligation de rentabilité pour s’en sortir au détriment d’un travail qu’ils voulaient "cousu-main"…
Je me suis rendue le 21 septembre à un séminaire de la SFSP, (Société Française de Santé Publique) j’y ai vu des confrères passionnés de prévention parler de leurs expériences toutes plus intéressantes les unes que les autres et qui ont du stopper faute de financement pérenne, j’ai entendu ces éminents chercheurs en médecine générale, membre de la SFMG ou autre société savante, parfois adhérents des syndicats qui ont jadis conspué l’Option Référent, parler de possibilité de forfaitisation pour la prévention, voire de salariat, voire encore de “mandat sanitaire”, et conclure “il est temps de passer à la vitesse supérieure pour que ces expériences se généralisent”… Ils disaient déjà cela il y a dix ans, s’en souviennent-ils ?…
Que de temps perdu, et pendant ce temps là fuient les médecins généraliste et ne s’engagent pas les jeunes médecins.
Alors je souhaite passionnément que le président du tribunal des affaires sociales qui doit rendre son jugement en Octobre, juge en notre faveur, parce que j’ai l’intime conviction que nos revendications sont justes, et contrebalançant ainsi le mépris manifesté à notre égard par la CPAM de Vannes par la bouche de son avocat.
Les médecins référents ne sont pas en guerre pour “gratter un peu plus d’argent” mais pour sauver leur idée de la médecine générale, où la prévention, la mise à jour des dossiers sont de la médecine en grande partie hors acte qui mérite aussi une juste rémunération.
Présidente de l’Association Nationale des Médecins Référents (AMedRef)
27 rue de la Plage
56750 Damgan
06 80 18 78 87
02 97 41 22 20
http://www.amedref.org
Hélène BAUDRY-LAMY
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Bj LN quel courage30 septembre 2007, par Jean-François BURTE
Les Caisses sont passées de premier solveur à dernier gendarme, ces CRS que l’Etat envoient, à la birmane, taper au gourdin sur des bacc +10 qui n’y comprennent forcément plus rien tellement ce matraquage est inepte. Que faire de cette situation ? Informere les avocats … dont on peut se demander si la Déontologie est réellement meilleure que la nôtre .. mais qu’importe puisqu’ils sont payés avec l’argent du cotisant, et bientôt ceux du malade.
- or rappeler que nulle part dans les Caisses ne sont représentés NI ces malades (les employeurs et les salariés représentents-ils les enfants, les invalides, les femmes enceintes et les retraités malades ??? par définition ce ne peut pas être le cas) NI les médecins (l’Etat décide que l’on n’est plus remboursé si on est malade mais parcequ’on a signé le papier kivabien) et qu’elles vont sans doute de mieux en mieux payer leurs avocats pour faire écran de fumée à ce non-sens dramatique où tout va aller sciemment dans le mur parcequ’on a perdu le sens initial de la protection sociale ( ou qu’on a décidé de la remplacer par une habile Manipulation mentale … "mes sous mes sous mes sous méchant docteur" … c’est sûr qu’en payant moins les médecins on aura moins de docteurs, Simone avait déjà dit ça en son temps, elle est encore là ;O)
- rappeler que la santé est devenu un marché régulé par la pression politique. Tel député a t’il son lot de scanner et de maison de retraite ? C’est tellement mieux que de s’assurer que les soins dans le Sud de la France ne coutent pas deux à trois fois plus cher que dans le Nord … pour le même résultat sanitaire, beaucoup de retraités bien portants entre Nice et Perpignan. (Je sais j’abuse, quoique ?)
- rappeler que nos grèves sont celles où on continue à soigner, avec certes un ou deux mots dans les journeaux, mais que nous n’avons pas plus de moyens de pressions que les moines birmans dans leur toge safran.
- rappeler que ce sont les médecins référents qui ont essuyé les plâtres du TP en ville et des mic-mac avec les Mutuelles, que nous avons installé l’informatisation (les procès du SML ont été perdus par les CPAM…), que nous avons porté toutes les actions pédagogiques autour des "bonnes idées"
Et que maintenant les Caisses "oublient" tout ça .. "Médecin Référent ? non on connait pas, circulez on fait ce qu’on veut, on cloture même votre comptabilité à votre place , regardez comme on est sympa avec vous ! … Mais bien sûr que vous en avez chié, mais c’est la faute à Martine Aubry sans doute, alors nous maintenant on n’est pas responsables, circulez ou on lance nos avocats vous assassiner avec des petites phrases sorties du contexte, comme on sait sii bien faire quand il faut appliquer nos textes à la noix… circulez vous dis-je !!
… de la même façon qu’elles oublient que les malades sont au centre du pb et n’ont pas demandé à l’être, qu’elles oublient qu’elles font joujou avec des gens qui ont cotisé des quarantaines d’années et de millions chacun alors que maintenant elles "cassent le contrat" un peu plus chaque année, à grand coup de démagogie, profitant de l’affolement général, médiatiquement assistés par des journalistes trop abreuvés de certaines informations et pas assez de vérités basiques.
.. et que demain les docteurs auront le choix entre une Sécu-CRS et des Assurances plus accueillantes, mais il ne faudra pas nous reprocher alors d’avoir choisi l’abandon de poste, la solution encore imensable il y a dix ans, celui où personne ne respectera plus rien, pour quelques dollars de plus, car les Caisses auront cassé le mécanisme de la Solidarité et de la Confiance ! Bravo
… bon courage LN ;O))
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