le 5 avril 2005
à Monsieur Philippe Douste-Blazy
Ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille
8, avenue de Ségur
75700 Paris
Monsieur le Ministre,
Le 12 mars 2005 s’est tenue l’assemblée générale constitutive de l’Association Nationale des Médecins Référents (AMedRef).
Les médecins référents, pionniers d’une médecine qui donnait la priorité à la coordination des soins, la prévention, la maîtrise des dépenses (vous l’avez admis vous-même), et l’accès aux soins pour tous, sont menacés dans leur métier :
— par la spoliation financière que représente la perte des forfaits, avec à la clé le licenciement de leurs secrétaires, et une inévitable reprise de la course à l’acte pour compenser le manque à gagner,
— par la suppression du tiers payant, seul gage de paiement de nombre de consultations dans les zones sensibles où beaucoup de patients en difficulté financières ne bénéficient pas de la CMU,
— par la diminution de leurs possibilités de formation, et les menaces pesant sur la Formation Professionnelle Indépendante.
La suppression de l’Option Référent, modélisante pour la profession est l’assurance de l’échec de cette réforme.
L’Association Nationale des Médecins Référents compte organiser une information de tous les politiques, afin que nul ne puisse dire qu’il n’avait pas compris ce que de telles mesures impliquaient.
Elle compte mettre en face de leurs responsabilités les responsables des syndicats de médecins qui ont voulu la mise à mort de l’ Option Référent, et qui, au côté du directeur de l’UNCAM nommé par le Ministre de la santé, ont signé cette convention.
Elle compte mener des actions en justice dès lors que cette convention met en péril à court terme l’outil de travail de nombreux confrères.
Elle appelle également tous les présidents des caisses d’Assurance Maladie, et le président de la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie, certainement conscients de cette injustice, à les soutenir. L’UNCAM a fait alliance avec les syndicats médicaux les plus conservateurs, ceux qui combattaient la Sécurité Sociale, la télétransmission, les génériques, l’informatisation…
Je vous demande instamment de recevoir nos représentants de toute urgence pour sortir de cette impasse qui aggraverait rapidement la désertification médicale des campagnes et des cités.
Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma très haute considération.
Hélène BAUDRY-LAMY
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