Les médecins référents n’entendent pas faire leur deuil en silence
dimanche 11 février 2007 par Hélène BAUDRY-LAMY

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Les médecins référents n’entendent pas faire leur deuil en silence
Ils se serviront désormais de tous les médias, de toutes les occasions possibles pour exprimer leur amertume et dire QUI sont les réels fossoyeurs de la médecine générale et de la sécurité sociale.
Et pendant ce temps là…
(Panorama de l’actualité Internet dans le domaine de la Sécurité sociale Newsletter n° 236 du 11 février 2007)
Le gouvernement prend des mesures pour soutenir l’industrie de la santé
05/02/07 - Les entreprises pharmaceutiques sont satisfaites. Après deux ans d’attente, une réunion du conseil stratégique des industries de santé (CSIS), mis en place en 2004 pour renforcer l’attractivité de la France pour les industries de santé (médicament et appareillage médical), s’est tenue le 5 février. Les ministres de la Santé, Xavier Bertrand, et délégué à l’Industrie, François Loos, ont rendu public à cette occasion un certain nombre de décisions favorables au secteur. Alors que les industriels font face à la montée en puissance des génériques et accusent régulièrement les déremboursements de peser sur leurs revenus, le CSIS a mis l’accent sur le soutien à la recherche et développement. Les groupes pharmaceutiques se sont engagés à augmenter de 10 % en trois ans les dépenses intérieures en R&D, l’objectif est d’atteindre "une performance comparable à celle du Royaume-Uni", alors que le gouvernement va mettre en place des dispositifs incitatifs (crédits d’impôts, meilleure lisibilité des taxes). Industriels et pouvoirs publics veulent aussi renforcer leur partenariat dans l’"anticipation des crises sanitaires majeures, et notamment des pandémies potentielles"."Le champ thérapeutique et diagnostique des maladies infectieuses et des vaccins doivent redevenir une priorité nationale", souligne le compte-rendu. Un Comité de recherche et de prévention des épidémies, regroupant industriels et acteurs publics (Inserm, CNRS, Afssaps…) sera mis en place. Concernant l’amélioration de l’accès des patients aux médicaments innovants, les ministres ont décidé d’étendre la procédure de "dépôt de prix", qui permettait aux industriels de commercialiser un médicament innovant sans souffrir des délais de fixation d’un prix de remboursement officiel, aux médicaments apportant une amélioration du Service médical rendu jugée "mineure" (Asmr IV).
Dans un communiqué, Les Entreprises du médicament (Leem, patronat) ont salué la "relance d’une relation constructive Etat/industrie autour de plusieurs points substantiels pour le développement de l’économie de la santé en France". Elles continuent toutefois d’estimer que ces mesures "n’auront de portée réelle que si elles s’inscrivent de façon stable dans une stratégie à long terme". Le Leem demande que les réunions du CSIS aient lieu désormais au moins une fois par an.
Cette mobilisation générale autour de l’industrie pharmaceutique n’est pas étrangère au nombre d’emplois qui sont concernés en France : près de 400 000. En 2006, les ventes de médicaments ont reculé de 5,7 % en volume et d’un peu moins de 1 % en valeur.
Une assistante médicale par médecin traitant, (ce que permettrait la généralisation l’Option référent), ce serait au moins 40 000 emplois de créés, autant de cotisations de sécurité sociale en plus, autant de chômage en moins… Comment peut-on admettre, au 21ème siècle qu’un médecin généraliste en France n’ait pas les moyens d’offrir ce service à ses patients !!!! Et on nous demande de lutter davantage contre la iatrogénie, de faire plus de prévention, de dépistage, de protocoles ! DE
QUI SE MOQUE-T-ON ?
Faut-il rappeler que les honoraires des généralistes ne représentent que 2,9% du budget de la sécurité sociale ?
Hélène BAUDRY-LAMY
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