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Le combat des Médecins Référents

samedi 16 avril 2005 par Alain QUEGUINER

Après avoir cru que la partie était gagnée,

et qu’enfin le monde politico-social avait compris que seule une « utilisation » intelligente du généraliste résoudrait à long terme beaucoup des soucis de la protection sociale. Après des années de partenariat globalement efficace avec les instances de la sécurité sociale et avoir cru qu’entre gens de bonne volonté on pouvait tirer de la « loi de réforme » tout ce qu’elle pouvait apporter de bon :

Ce fut le KO debout.

Les dés étaient pipés :

la sécurité sociale n’appartient plus au monde salarial mais a deux représentants d’AXA et alliés aux forces « ultralibérales » de notre profession ils nous ont concocté l’imposture que l’on connaît.

Le KO debout est singulier  : on chancelle sur ses bases MAIS ON NE TOMBE PAS

On reprend peu à peu ses esprits puis on peut reprendre le combat.

Nous avons chancelé, chacun a exprimé le ressenti de sa blessure et nous nous sommes fait du bien les uns les autres à nous répéter notre credo.

Phase nécessaire de « pansage des plaies dans l’urgence »

C’est maintenant le temps de la contre-attaque.

Rappel des fondamentaux (notre credo) :

OMR = Pas de perdant

  • Ni les patients qui ont des médecins plus disponibles, mieux formés et très engagés dans la qualité des soins.
  • Ni le généraliste qui voit sa place de « spécialiste » du premier recours et de la coordination reconnue par des moyens financiers qui lui permettent une meilleure efficacité par l’emploi de personnel et l’investissement en matériel et ce n’est pas négligeable une qualité de vie retrouvée.
  • Ni la sécurité sociale qui ne débourse rein de plus grâce à un système qui s’autofinance et qui gagne à terme grâce à la prévention institutionnalisée.
  • Ni l’état qui voit les performances sanitaires s’améliorer grâce à ce système (en grande partie grâce au tiers payant).

Ces fondamentaux doivent être de notre force de persuasion.

Les forces en présence

  • les partenaires conventionnels : nous les connaissons maintenant, rien à attendre d’eux qu’ils ne soient contraints de nous céder.
  • NOUS (nous ne pouvons compter que sur nous-même, MGFrance en particulier reste dans son rôle de défense globale d’une profession même si l’option médecin référent est son bébé, il ne le défendra pas au risque d’être accusé de corporatisme.

Nous sommes donc seuls mais déterminés, n’est ce pas ?

L’objectif :

Le maintien de l’option médecin référent pour nous et les jeunes.

Attention nous n’obtiendrons jamais son maintien pour tous les généralistes. SOYONS DONC EGOÏSTES TEMPORAIREMENT. Oeuvrons pour le maintien à nous seuls avec ouverture à tous les jeunes installés ou futurs installés sur la même base du volontariat. C’est je crois le seul espoir de voir se généraliser l’option médecin référent plus tard lorsque nous aurons prouvé A+B nos performances sanitaires sociales et financières. Et nos collègues me direz-vous, et bien ils attendront. Ils nous rejoindront plus tard après nous avoir envié, après tout ils n’avaient qu’à réagir plus tôt nous n’en serions pas là aujourd’hui.

Donc concentrons nos efforts sur nous-mêmes.

Les moyens :

Aucun n’est à négliger mais veillons à viser les bonnes cibles.

Argumenter sur les performances de l’option médecin référent ne sert à rien avec des menteurs de mauvaise foi, par contre garder ce créneau pour ceux qui n’avaient pas encore tout compris (exemple du Dr Pigement, représentant santé du groupe PS, qui avouait récemment ne pas avoir assez perçu le côté social de l’option médecin référent -voir son article-).

La cible de cet argumentaire ce sont : les médias, les patients, les députés etc…. pour qu’une prise de conscience claire soit dans les esprits à l’échéance du mois de novembre (beaucoup d’entre vous font cela merveilleusement).

Quant aux décideurs (caisses, syndicats signataires), ce qui fera pencher la balance en notre faveur c’est :

  • l’acceptation de notre part de la non généralisation du système dans l’immédiat
  • la garantie qu’on leur foutra le souk si l’on n’obtient pas satisfaction.

En résumé et en pratique :

On se ressaisit

On continue l’information tout azimut (députés, médias, patients…) en valorisant l’option médecin référent et en expliquant la perversité de la convention

On menace , on fait savoir que nous ne laisserons pas mourir l’option médecin référent (et nous avec) sans se battre (avis juridiques souhaitables, concertation sur ce que l’on fait des imprimés, etc…)

On utilise le mécontentement interne des employés de la sécurité sociale en leur compliquant la vie pour qu’ils s’expriment enfin.

On stigmatise les syndicats de salariés sur le fait qu’ils se sont fait piquer la Sécu et qu’il serait temps qu’ils se fâchent.

Alain Quéguiner.

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Forum

  • > Le combat des Médecins Référents
    20 août 2005, par Michel

    Bravo ! Quelle bonne énergie !

    Tu évoques des "avis juridiques " . Effectivement de puis le début de tout ce "pataquès"

    je me demande s’il n’y a pas la possibilité d’introduire une action en justice pour :

    rupture de contrat unilatérale " (qui rappelle un peu l’histoire des chomeurs et des ASSEDIC) .

    Quoiqu’il en soit la lutte doit continuer y compris en faisant de nouvelles propositions .

    personnellement je suis prèt à etre payé a la capitation ,au moins pour mes patients en ALD

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