Dans son éditorial "Pour quelques voix de plus" (Panorama du 20 mars 2006 Presse Médicale) l’éditorialiste B.K. n’hésite pas à dépasser la ligne jaune de la propagande la mieux financée du système de santé français :
.. et enfin il assène l’estocade aux pauvres généralistes qui n’en peuvent plus d’être culpabilisés et montrés du doigt :
"LES MÉDECINS AURAIENT BEAUCOUP À PERDRE AUX SURENCHERES"
Alors Monsieur Keller ??
Indépendamment du fait que vous comptez comme une augmentation un surcroît de travail,
Indépendamment du fait que c’est le minimum pour une revendication de généralistes, si on veut éviter la disparition de la médecine générale, de demander l’alignement du tarif de la consultation du généraliste sur celle du spécialiste,
cela vous est-il arrivé dans votre vie, au cours de votre carrière de journaliste, avec le même employeur, de perdre un avantage acquis à la hauteur de ce que perdent les médecins référents ?
2004, notre cabinet (un couple de médecins) a 700 patients à l’Option et 300 patients en ALD, en gros 10 000 actes : 200 000 euros de recettes aux visites près ; je ne parle même pas de l’arrêt de la rémunération du PIRES qui était de 50 euros…
Le différentiel sera de 32 000 - 12 000 soit 20 000 euros, 10% de notre chiffre d’affaire, soit le salaire de notre secrétaire avec les charges, soit plus d’un mois de travail chacun…. Et nous ne faisons pas partie des médecins les plus atteints par la perte de l’OMR loin de là…
Il est significatif que votre éditorial ait, à l’image du gouvernement d’ailleurs, complètement oublié les grands perdants, les cassés de cette convention, qui sont pourtant de l’ordre de 7000, soit deux fois plus nombreux que chacune des spécialités déficitaires…
Le sort des médecins référents, abandonnés sans se retourner, si, pardon, avec la promesse qu’on va (un jour, quand le restant de leurs forfaits se résumera à peau de chagrin)…) signer un avenant les concernant, sans aucune idée ni de la date, ni du contenu…, donc le sort des médecins référents préfigure funestement celui qui sera fait de la médecine générale…
Et cela, vous n’en parlez même pas dans votre éditorial ??????